Matthieu Walraet, sa vie, son oeuvre.

Je suis né le 6 août 1973 à Lannion. J'ai une mère, un père, une grande soeur, Céline, un petit frère, Thomas, et deux nièces, Meije et Juliette.

  • J'ai vécu une enfance heureuse à Lannion jusqu'en 1991.
  • J'ai ensuite passé deux ans à Versailles, pour faire math sup et spé M' au lycée Hoche.
  • J'ai obtenu en trois ans mon diplôme d'ingénieur I.I.E. (Institut d'Informatique d'Entreprise, à Evry).
  • Mon stage de fin d'étude, au C.N.E.T, m'a ramené pour six mois à Lannion, jusqu'en été 1996.
  • Je me suis alors accordé une "année sabbatique", à Fontainebleau.
  • Depuis novembre 1997, j'habite à Paris. J'ai travaillé pour S.I.I. puis pour Océ.

1973 - 1991 Lannion

Mon premier souvenir remonte à l'été 1976 : le feux d'artifice tiré à l'occasion du baptême de Thomas. Le lendemain il y avait un rond de brulé dans l'herbe, déjà jaunie par la canicule. Cette première observation d'un rapport de cause à effet préfigure un vif intérêt pour les sciences.
J'étais un enfant calme, sérieux à l'école, un peu solitaire. J'aimais la lecture, les jeux de réflexion, l'informatique. Finalement, je suis resté cet éternel enfant trop sage.

Mon goût de la lecture et mon attrait pour la science m'ont mené naturellement vers le rayon science-fiction de la bibliothèque municipale. A dix ans j'ai commencé à lire Arthur C. Clarke et Isaac Asimov. Le "bon" conseil d'un copain m'a fait découvrir la science-fiction francophone par Maurice Limat. Sur un avis plus avisé de ma prof de français de cinquième, j'ai lu "Le seigneurs des anneaux" de Tolkien. C'était d'ailleurs la première fois que j'achetais un livre.

Nous sommes assez joueurs dans la famille : échecs, tarot, bridge... Grâce à un article dans "Jeux et Stratégies", mon père et deux de ses collègues ont décidé de se mettre au go. J'ai donc commencé à jouer au go assez tôt. Malheureusement, sans joueur fort pour nous initier, nous avons dû nous contenter de "L'ABC du go". Malgré cet excellent ouvrage, nous n'avons pas vraiment décollé du stade de grands débutants.

Notre premier ordinateur était un Amstrad CPC464, le modèle à cassettes, avec 64ko de RAM. Une bonne machine à l'époque. Nous avions quelques jeux, bien-sûr, "Roland in time", un simulateur de vol injouable, des jeux d'aventures en mode texte en anglais...
Mais mon préféré était le basic, avec ses "10 CLS", ses numéros de ligne, ses GOTO...
En 1987, nous sommes passé au PC, un 80286 12Mh, 1Mo de RAM, écran EGA et 20Mo de disque dur. Je suis devenu un inconditionnel du Turbo Pascal. Je piochais des idées de programmes dans la rubrique "créations informatiques" de la revue "Pour la Science", comme l'automate cellulaire Wireworld, les pavages de pentominos ou l'ensemble de Mandelbrot.

1991 - 1993 Prépa

HX3, c'est le nom de code de la troisième classe de Math Sup du lycée Hoche, un des plus renommé de France. La prépa, c'est comme les tempêtes pour les plaisanciers : sur le moment c'est très dur, après on a tous pleins de bon souvenirs à raconter. Mais bon, si c'était à refaire, je préfère encore une grosse tempête en nav de nuit entre la Baule et l'île d'Yeu.

Les places d'internat sont réservées aux habitants des Yvelines, je loue donc une petite chambre en ville. Malgré cela, je traine quasiment en permanence chez les internes. Surtout avec Serge, chez qui j'ai même installé une table pour bosser. Je profite sans vergogne de sa bibliothèque de BD et de ses bouquins de SF.

J'entre en M' de justesse. Je n'apprécie guère la spé où l'on ne fait que du bachotage. Ma prof de physique me fâche avec cette matière, telle que l'on peut la pratiquer en prépa du moins. Les concours s'annoncent mal et je n'ai pas du tout l'intention de faire 5/2 (recommencer une année de prépa.) Il se trouve qu'une école du concours Centrale, l'IIE, a de tous petits coefficients pour la physique. Moi qui comptais en binaire depuis l'age de 1001 ans, il était temps que je me range à l'évidence : je devais devenir informaticien.

1993 - 1995 Institut d'Informatique d'Entreprise.

L'I.I.E. est un très bon endroit pour cela. On y attaque directement l'informatique. Seul le fameux "projet matériel" exige un minimum d'électronique (et encore, le gros du boulot est en assembleur 6502.) Sinon, le programme comporte pas mal de mathématique et d'économie. Les maths y sont plutôt orienté informatique : logique, théorie des graphes, recherche opérationnelle, langages formels, automates...

Autant dire que je ne m'y suis pas ennuyé. Bien-sûr, les cours ne sont pas tout. C'est à cette époque qu'Internet a commencé à prendre de l'ampleur, juste avant qu'il ne fasse sa progressive apparition auprès du grand public. C'était le début du "world wide web", que nous observions depuis nos machines Unix avec le fameux navigateur NCSA Mosaic. Bien-sûr, il fallait y participer, même modestement. Je fis donc ma première page perso au printemps 1994. Je regrette bien de ne pas l'avoir conservé, même si elle n'avait pas beaucoup d'intérêt (encore moins que mon site actuel, c'est dire !)

Je restais à l'école quasiment tous les jours jusqu'à la fermeture (22 heure) mais pas forcement pour bosser sur les babasses. En fait, c'était principalement pour jouer.
C'est à ce moment que je me suis vraiment mis au go, avec pour maître Arnaud. Grâce à son prosélitisme forcené, il y avait bien une quinzaine de joueurs de go régulier à l'I.I.E. Nous formions un club affilié à la FFG et avons même organisé un tournoi. J'ai bien peur que maintenant, les pierres de go du foyer des élèves ne servent plus que comme projectiles contre les mauvais pianistes.
Il y avait aussi un bon noyau de joueurs de Diplomacy. Nous faisions des parties au rythme de deux tours par semaine. Entre les cours, au RU et le soir au foyer, nous menions d'âpres négociations pour décider de l'avenir de l'Europe.
En juin 1994, un jeu nouveau est arrivé à l'I.I.E. : Magic. Forcément, je m'y suis mis, ainsi que pas mal de collègues. Ce fut malheureusement au détriment des autres jeux. Magic est un passionnant par ses deux cotés : la construction du deck et le jeu de la carte. J'y ai peut-être un peu trop joué, j'ai fini par me lasser et revendre toutes mes cartes fin 1995.

1996 - ... plus tard peut-être.

Retour
Contact