Matthieu Walraet, sa vie, son oeuvre.Je suis né le 6 août 1973 à Lannion. J'ai une mère, un père, une grande soeur, Céline, un petit frère, Thomas, et deux nièces, Meije et Juliette.
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1973 - 1991 Lannion
Mon premier souvenir remonte à l'été 1976 : le feux d'artifice
tiré à l'occasion du baptême de Thomas. Le lendemain
il y avait un rond de brulé dans l'herbe, déjà jaunie par
la canicule. Cette première observation d'un rapport de cause à effet
préfigure un vif intérêt pour les sciences. Mon goût de la lecture et mon attrait pour la science m'ont mené naturellement vers le rayon science-fiction de la bibliothèque municipale. A dix ans j'ai commencé à lire Arthur C. Clarke et Isaac Asimov. Le "bon" conseil d'un copain m'a fait découvrir la science-fiction francophone par Maurice Limat. Sur un avis plus avisé de ma prof de français de cinquième, j'ai lu "Le seigneurs des anneaux" de Tolkien. C'était d'ailleurs la première fois que j'achetais un livre. Nous sommes assez joueurs dans la famille : échecs, tarot, bridge... Grâce à un article dans "Jeux et Stratégies", mon père et deux de ses collègues ont décidé de se mettre au go. J'ai donc commencé à jouer au go assez tôt. Malheureusement, sans joueur fort pour nous initier, nous avons dû nous contenter de "L'ABC du go". Malgré cet excellent ouvrage, nous n'avons pas vraiment décollé du stade de grands débutants.
Notre premier ordinateur était un Amstrad CPC464, le modèle
à cassettes, avec 64ko de RAM. Une bonne machine à l'époque.
Nous avions quelques jeux, bien-sûr, "Roland in time", un simulateur de vol
injouable, des jeux d'aventures en mode texte en anglais... |
1991 - 1993 PrépaHX3, c'est le nom de code de la troisième classe de Math Sup du lycée Hoche, un des plus renommé de France. La prépa, c'est comme les tempêtes pour les plaisanciers : sur le moment c'est très dur, après on a tous pleins de bon souvenirs à raconter. Mais bon, si c'était à refaire, je préfère encore une grosse tempête en nav de nuit entre la Baule et l'île d'Yeu. Les places d'internat sont réservées aux habitants des Yvelines, je loue donc une petite chambre en ville. Malgré cela, je traine quasiment en permanence chez les internes. Surtout avec Serge, chez qui j'ai même installé une table pour bosser. Je profite sans vergogne de sa bibliothèque de BD et de ses bouquins de SF. J'entre en M' de justesse. Je n'apprécie guère la spé où l'on ne fait que du bachotage. Ma prof de physique me fâche avec cette matière, telle que l'on peut la pratiquer en prépa du moins. Les concours s'annoncent mal et je n'ai pas du tout l'intention de faire 5/2 (recommencer une année de prépa.) Il se trouve qu'une école du concours Centrale, l'IIE, a de tous petits coefficients pour la physique. Moi qui comptais en binaire depuis l'age de 1001 ans, il était temps que je me range à l'évidence : je devais devenir informaticien. |
1993 - 1995 Institut d'Informatique d'Entreprise.L'I.I.E. est un très bon endroit pour cela. On y attaque directement l'informatique. Seul le fameux "projet matériel" exige un minimum d'électronique (et encore, le gros du boulot est en assembleur 6502.) Sinon, le programme comporte pas mal de mathématique et d'économie. Les maths y sont plutôt orienté informatique : logique, théorie des graphes, recherche opérationnelle, langages formels, automates... Autant dire que je ne m'y suis pas ennuyé. Bien-sûr, les cours ne sont pas tout. C'est à cette époque qu'Internet a commencé à prendre de l'ampleur, juste avant qu'il ne fasse sa progressive apparition auprès du grand public. C'était le début du "world wide web", que nous observions depuis nos machines Unix avec le fameux navigateur NCSA Mosaic. Bien-sûr, il fallait y participer, même modestement. Je fis donc ma première page perso au printemps 1994. Je regrette bien de ne pas l'avoir conservé, même si elle n'avait pas beaucoup d'intérêt (encore moins que mon site actuel, c'est dire !)
Je restais à l'école quasiment tous les jours jusqu'à la fermeture (22 heure) mais pas forcement
pour bosser sur les babasses. En fait, c'était principalement pour jouer. |
1996 - ... plus tard peut-être. |